Cette année au mois de mars durant les « Journées internationales » , les élèves de seconde et de première année de la section chinois ont utilisé leurs connaissances et leur compréhension pour proposer des cours d’initiation au chinois aux écoliers.
Les activités sont conçues de manière simple. Les lycéens écrivent les chiffres de « un » à « dix » sur des tableaux ou des cartes colorées, et les font lire aux enfants avec patience et application. Vient ensuite l’étape de l’écriture : les écoliers prennent leur stylo et s’exercent à reproduire les traits dans des cahiers à quadrillage. Certains tracés sont un peu tordus, d’autres sont effacés et refaits plusieurs fois, mais chaque enfant s’applique.
La partie la plus appréciée est celle des caractères pictographiques. Les lycéens montrent l’évolution des caractères « soleil », « lune », « montagne » et « eau », depuis les os divinatoires jusqu’aux caractères modernes. Les écoliers découvrent avec étonnement que « montagne » ressemble vraiment à trois petits pics, et que « eau » évoque des vagues qui coulent. Ils apprécient également les caractères idéographiques comme « arbre », « forêt » et « bosquet », qui montrent l’évolution d’un seul arbre à une vaste forêt. Ils devinent joyeusement le sens du caractère suivant, et les rires ne manquent pas dans la classe.
La séance ne comporte pas de grammaire complexe : seulement dix chiffres et quelques caractères anciens. Ces éléments simples et concrets suffisent à faire découvrir aux enfants l’apparence et les sons du chinois.
Le temps passe vite. À la fin de la séance, beaucoup d’écoliers savent déjà lire correctement les chiffres de un à dix et reconnaître les caractères du soleil et de la lune. Ils quittent la classe avec leurs feuilles remplies d’écritures, certains se testant encore sur ce qu’ils viennent d’apprendre.
Voilà tout le sens de ces » Journées internationales « . Les lycéens consolident leurs acquis en enseignant, et les plus petits découvrent une langue nouvelle en jouant. Le chinois cesse d’être une langue lointaine : il devient quelque chose de visible, de lisible et d’écrit.
Ce rendez-vous de mars fait germer doucement une graine linguistique dans le cœur des enfants.
